Militantisme

Les Belges opposés à une Europe XXL

 

Selon un sondage "Eurobaromètre" réalisé entre le 6 septembre et le 10 octobre à la demande de la Commission européenne, une majorité de Belges (51 %) se déclare hostile aux élargissements futurs de l'Union européenne. Un chiffre en augmentation de 6 % par rapport au sondage de l'automne 2005.

A 61 %, les Belges répondent également par non lorsqu'il leur est demandé si la Turquie doit intégrer l'Union. La crainte d'un encouragement à l'immigration est avancée par 69 % des personnes interrogées sur les raisons qui les incitent à vouloir fermer la porte à Ankara. Par ailleurs, 81 % des Belges estiment qu'une Constitution "est un acte nécessaire pour assurer le bon fonctionnement des institutions" et, à 66 %, que le traité européen devrait être "renégocié".

Selon ce sondage Eurobaromètre, à paraître la semaine prochaine, les Belges se situent désormais en 7e position parmi les Etats membres les plus fortement opposés à un futur élargissement de l'Union européenne. (belga)

W3C

  • Flux RSS des articles

Sites officiels, médias, partis politiques turcs

Lundi 6 février 2006 1 06 /02 /Fév /2006 12:02

Droite :

ANAP, Parti de la mère patrie (Anavatan partisi) : il représente une droite plutôt urbaine et libérale, mais il comprend aussi des courants conservateurs issus des milieux islamistes et ultra nationaliste d’avant 1980. C’est le parti de l’ancien président Turgut Özal, en 1983, l’année de sa fondation, il attirait à lui 45 % des suffrages, il s’est peu à peu étiolé au profit de son rival, puis d’autre formations. En 1999, il n’a obtenu que 13,2 % des voix, contre 19,6 % en 1995. Il avait dans les années 1980, dirigé la plupart des grandes villes turques, il ne lui reste plus que Samsun et Adana. Avec moins de 5,1 % des voix, l'ANAP n'est plus représenté à l'assemblée.
http://www.anap.org.tr/

DYP, Partie de la juste voie (Dogru yol partisi) : conservateur et traditionaliste, il attire un électorat plutôt rural, malgré l’image de sa dirigeante Tansu Çiller qui dirigeât le pays de 1993 à 1996, puis s’est allié aux islamistes. Le parti fondé en 1983 par Süleyman Demirel (chef historique de la droite turque) attirait un quart des voix à la fin des années 1980, il ne pèse plus aujourd’hui que 9,6 % de l’électorat et n'est plus représenté à l'assemblée.
http://www.dyp.org.tr/

DTP, Parti de la Turquie démocratique : petit mouvement conservateur fondé par des proches de l'ancien président Süleyman Demirel. Son chef est un jeune diplomate, Mehmet Ali Bayar.
http://www.dtp.org.tr/

GP, Parti de la jeunesse (Genç Partisi) : parti populiste fondé en 2002 par un jeune chef d'entreprise qui se prend pour un Berlusconi turc. Cem Uzan (né en 1960) est propriétaire de trois chaînes de télévisions (Star, Canal6 et Kral) et du quotidien Star. Patron de Telsim, une des principales sociétés turques de téléphonie mobile, Cem Uzan est notamment accusé par la justice américaine d'opérations frauduleuses aux dépens de Motorola qu'il aurait escroqué de quelque 2 milliards de dollars. La société finlandaise Nokia a été victime d'une arnaque similaire évaluée à 1 milliard de dollars... Avec son discours simpliste, il a obtenu 7,2 % en novembre 2002.

 

Extrême-droite :

MHP, Parti d’action nationaliste (Milliyetci hareket partisi) : parti ultra nationaliste aux tendances fascisantes, il a été fondé (sous un autre nom) par le colonel Türkes (le vieux leader de l’extrême droite turque décédé en 1997). Son organisation de jeunesse, « les Loups gris » est très virulente envers les Kurdes et la minorité religieuse alévie. Les ülkücüs (militant du MHP) sont nombreux dans les rangs de l’administration, surtout dans la police. Parmi les anciens ülkücüs, on peut citer Mehmet Ali Agça, qui tenta d’assassiner le Pape en 1982, Alattin Cakici, un mafieux notoire emprisonné en France depuis 1999… D’abord laïque, cette extrême droite a aujourd’hui de plus en plus de liens avec les milieux islamistes radicaux. Son dirigeant, Devlet Bahçeli, veut aujourd’hui incarner un nationalisme moderne, mais le discours du MHP conserve ses accents xénophobes et autoritaires. Le parti d’action nationaliste est très réservé à l’égard de l’Europe et continue de prôner le rapprochement de tous les turcophones de la Chine aux Balkans. Le MHP a obtenu 18,1 % aux législatives de 1999, contre 8,2 % en 1995. Il a séduit beaucoup d’électeurs du parti islamiste menacé d’interdiction, ainsi que des déçus de la droite. Devlet Bahçeli était le numéro deux du gouvernement Ecevit (1999-2002). Son rôle à la tête du parti est remis en cause par le score du MHP aux législatives du 4 novembre 2002 : 8,3 % des voix, soit son résultat de 1995. Le parti a quitté l'assemblée.
http://www.mhp.org.tr/

 

Partis islamistes :

AKP, Parti Justice et développement (Adalet ve Kalkinma Partisi) : parti « islamiste modéré » ou « démocrate-musulman » de création récente et dont la popularité est croissante. Cette formation, actuellement au pouvoir, est dirigée par Recep Tayyip Erdogan, l'ancien maire d'Istanbul, devenu Premier ministre en 2003. Avec 34,2 % des suffrages, l'AKP a remporté près des deux tiers des sièges de l'assemblée en novembre 2002. Les municipales de mars 2004 ont conforté sa position de premier parti turc : 42 % des voix.
http://www.akparti.org.tr/

Parti de la félicité (Saadet) : parti musulman traditionaliste fondé en juillet 2001 par des proche de Necmettin Erbakan, le leader historique du courrant islamiste turc, après la dissolution du parti de la vertu en juin 2001. Avec 2,5 % des suffrages, il n'a eu aucun élu en 2002.
http://www.sp.org.tr/

FP, Parti de la vertu (Fazilet partisi) : fondé en décembre 1997 pour remplacer le Refah a été, à son tour, interdit en juin 2001. Les traditionalistes ont fondé le Saadet et les moderniste l'AKP. Le Fazilet avait perdu en 1999, la place de premier parti de Turquie acquise en 1995 en ne recueillant que 15,3 % des voix. En 1994, il avait conquis les mairies des plus grandes villes turques notamment Ankara et Istanbul, ainsi que ses fiefs traditionnels de l’Anatolie centrale (Konya, Kayseri…) et orientale.

BBP, Parti de la grande union (Büyük birlik partisi) : formation islamiste d’extrême droite fondée en 1996 et dirigée par Muhsin Yazicioglu. Son influence est limitée : 1,4 % des voix en 1999. En 1995, il avait fait élire 7 députés sous l’étiquette de l’ANAP, ceux-ci ont repris ensuite leur indépendance et voté l’investiture de N. Erbakan en juillet 1996. En 2002, il a obtenu 1,1 % des suffrages.
http://www.bbp.org.tr/

 

Gauche :

CHP, Parti républicain du peuple (Cumhuriyet halk partisi) : longtemps il a représenté la gauche contre l’ordre établi, mais sa participation à des gouvernements conservateurs de 1991 à 1995 lui a fait perdre de nombreux militants et électeurs. En 1995, il franchissait tout juste la barre des 10 % et en 1999, avec 8,7 % des voix, le parti fondé par Atatürk (sous un autre nom) n’était même plus représenté au parlement. À la fin des années 1980, il avait atteint le score de 28 % (municipales de 1989). Son dirigeant Deniz Baykal, tente aujourd’hui d’en modifier l’image en militant pour plus de démocratie et la reconnaissance de droits culturels aux Kurdes. Le CHP appartient à l’Internationale socialiste. Les élections de novembre 2002 lui ont permis un retour triomphal à l'assemblée avec 19,4 % des suffrages et plus d'un tiers des sièges (178). Son influence se tasse un peu : 18 % aux municipale de mars 2004, mais le CHP demeure le premier parti d'opposition.
http://www.chp.org.tr/

DSP, Parti de la gauche démocratique (Democratik sol partisi) : parti de gauche aux accents nationalistes, fondé en 1985 et dirigé par Bülent Ecevit et son épouse, Rahsan, depuis 1987. Au départ simple dissidence du CHP, il s’est imposé un temps comme la principale formation de la gauche (en 1995) puis de la Turquie : avec 22,1 %, le DSP est arrivé en tête aux législatives d’avril 1999. Il a participé au gouvernement de 1997 à 2002 et a subi fortement l'usure du pouvoir. Son effondrement a été total, avec moins de 1,2 % des voix en novembre 2002, il n'est plus représenté à l'assemblée. Il reste implanté à l’ouest du pays, il dirige notamment les villes de Bursa et d’Izmir.

YTP, Parti de la nouvelle Turquie
 : fondé en 2002 par des dissidents du DSP. Il est dirigé par l'ancien ministre des affaires étrangères, Ismaïl Cem. Son score n'a été que 1 % des voix en novembre 2002.

TKEP, Parti communiste des travailleurs turcs (Türkiye komünist Emek Partisi) : interdit depuis 1937, ses militants sont clandestins (ou vivent en exil). Ils sont nombreux parmi les victimes de la répression policière. En septembre 1999, dix de ses membres ont été tués dans la prison centrale d’Ankara.
http://www.tkp.org.tr/index.php?kat=585&yazi=716

Par Famagouste - Publié dans : Sites officiels, médias, partis politiques turcs
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 6 février 2006 1 06 /02 /Fév /2006 11:40

Les principaux journaux

Cumhuriyet (« la République », quot. 120 000 ex.) : Le journal de référence. De tendance centre gauche et farouchement laïque, il a été fondé en 1924 et poursuit la tradition kémaliste. Longtemps lié au SHP, il s'est rapoché des positions du DSP de B. Ecevit.

Hürriyet (« la liberté », quot. Plus de 500 000 ex.) : Journal populaire et plutôt conservateur. Il avait participé au lancement de Tansu Çiller. Sur sa première page, à gauche du titre, est écrit Türkiye Türklerindir (« la Turquie aux Turcs »). Il a été racheté par Aydin Dogan, déjà propriétaire de Milliyet et de la chaîne privée Kanal D.

Milliyet (« la nation », quot. 400 000 ex.) : Journal populaire centriste. Il appartient au même groupe de presse que Hürriyet.

Yeni Safak : Quotidien islamiste modéré, conservateur sur les questions sociales, mais libéral en économie.

Sabah (« le matin », quot. 600 000 ex.) : Grand journal populaire toujours pro-gouvernemental, de tendance libérale et militant en faveur d'un rapprochement avec l'UE. Sabah appartient au groupe de presse de M. Dinç Bilgin (Médi-grup).

Türkiye (« la Turquie », quot. 500 000 ex.) : Quotidien développant les thèses de l’extrême droite turque, voire des islamistes. Il appartient à M. Ören, le président du holding (Ihlas Holding) qui a lancé une chaîne de télévision privée, TGRT.

Aksam (« le soir », quot. 400 000 ex.) : Journal très grand public au contenu limité lancé en 1996 à grand renfort de publicité.

Radikal (quot. 75 000 ex.) : Journal de qualité du groupe de presse Dogan Medya dont l’ambition est de concurrencer Cumhuriyet, mais avec une approche libérale. Il s'est fait connaître en dévoilant l’affaire « Susurluk » qui a mis en lumière les relations troubles qu’entretenaient de hauts responsables de l’État, des hommes politiques et des membres de la mafia.

Zaman (« le temps », quot. 175 000) : le fleuron du groupe de presse de Fethullah Gulen (de la confrérie des Nurcus) qui milite pour un islam politique. Il possède aussi des magazines, des maisons d’édition des chaînes de télévision… Autrefois violement islamiste, Zaman défend aujourd'hui des thèses plus modérées.

Özgür Politika (quot. 12 000 ex.) : Journal kurde en langue turque publié en Allemagne et principalement distribué auprès de la diaspora. Proche du KADEK.

Günya : Le principal quotidien économique.

Aydinlik : hebdo (clarté) l'organe d'expression (confidentiel) du Parti des travailleurs, un parti d'extrême gauche marginal et non représenté au Parlement. Vieux militant maoïste longtemps proche du Sentier lumineux péruvien, anti-américain et tiers-mondiste, Dogu Perinçek s'est mué depuis une quinzaine d'années en militant ultranationaliste et anti-européen. Il s'affirme lui-même proche de ce qu'on appelle à Ankara l'« État profond », c'est-à-dire le tout-puissant lobby de l'armée et des services secrets, dont on sait qu'il n'est pas favorable au rapprochement avec l'UE.

Milli Gazete (quot, 20 000 ex.) : c'était l'organe du parti islamiste Refah dont il partageait les locaux à Ankara.

Turkish Daily News : http://www.turkishdailynews.com.tr/

Télévision

Il existe trois chaînes de télévision nationales (TRT : TV1, TV2 et TV3) qui sont depuis le début des années 1990 concurrencées par une vingtaine de chaînes privées nationales et une multitude de chaînes locales. Le paysage audiovisuel est réglementé (fermement) par le RTÜK, le Conseil supérieur de la radio et de la télévision qui distribue les « jours de suspension », voire les interdictions d’émettre pour les raisons les plus diverses.

ATV : chaîne de télévision privée.

CNN-Türk.

Avrasya (« Eurasie ») est diffusé par le satellite Eutelsat est s’adresse à l’ensemble du monde turc du Kazakhstan à l’Allemagne.

NTV : http://www.cnnturk.com.tr/

TGRT : Chaîne au discours ultra-nationaliste.

Les Kurdes ont créé un réseau de télévision par satellite : Med-TV. En fait, cette société de production prépare ses émissions dans ses de Denderleeuw, près de Bruxelles (Belgique); puis les émissions sont envoyées par satellite à Londres et retransmises par Eutelsat, non seulement en Turquie, mais aussi en Irak, en Iran et dans toute l’Europe. Le gouvernement turc a vainement tenté d'empêcher Med-TV d'émettre et a essayé de brouiller les émissions retransmises par Eutelsat. La chaîne, qui bénéficie de souscriptions de ses téléspectateurs en Europe et au Proche-Orient, toucherait en moyenne 10 millions de foyers kurdes. Dans bien des régions de Turquie, elle est plus regardée que les chaînes nationales.

À lire Le paysage audio-visuel turc par Nicolas Moreau (Cemoti, n°20 - juin 1995) :

« Trois lignes directrices ont été dégagées au terme du séminaire international sur Le paysage audiovisuel turc, organisé à Paris le 12 juin 1995 par l’AFEMOTI qui avait pour but de dresser un premier bilan autour d’un secteur en profonde restructuration depuis une dizaine d’années. Trois éléments d’analyse sont à retenir.

- La télévision ou le miroir social. À travers l’écran, les Turcs cherchent leur image, leur identité, celle du pays. Il est important de souligner la force de ce média, son impact dans un pays dont beaucoup de régions demeurent encore de tradition orale, ainsi que son rôle – en tant qu’acteur contribuant au débat – dans la crise d’identité que traverse la société turque.

- Les problèmes institutionnels. Depuis quelques années en Turquie, le passage d’une société très fortement dominée par l’État à une "société civile" qui prend forme, en voie d’émancipation relative, a créé des tensions institutionnelles et normatives dans tous les domaines de la vie sociale, y compris dans celui de l’audiovisuel (état de vide juridique dans lequel se trouve de nombreuses chaînes privées).

- Les "liaisons dangereuses", ou le mélange des genres entre puissance économique, pouvoir politique – gouvernemental- et médias. Derrière le pluralisme apparent des médias, se profile en Turquie une concentration et une monopolisation très forte. Le PAT est, selon l’expression d’un participant, en voie de "berlusconisation" en raison des liens "incestueux" qui se nouent entre autorité politique et pouvoir économique. Cette confusion a pour conséquence, parmi d’autres, de confronter les médias turcs à des problèmes déontologiques et éthiques graves (question de l’indépendance des journalistes. »

Par Famagouste - Publié dans : Sites officiels, médias, partis politiques turcs
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Sondage

Rayez la Turquie !

 

 

Il y a actuellement  17659  personnes connectées à Over-Blog dont  5  sur Avant-Garde

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus