Militantisme

Les Belges opposés à une Europe XXL

 

Selon un sondage "Eurobaromètre" réalisé entre le 6 septembre et le 10 octobre à la demande de la Commission européenne, une majorité de Belges (51 %) se déclare hostile aux élargissements futurs de l'Union européenne. Un chiffre en augmentation de 6 % par rapport au sondage de l'automne 2005.

A 61 %, les Belges répondent également par non lorsqu'il leur est demandé si la Turquie doit intégrer l'Union. La crainte d'un encouragement à l'immigration est avancée par 69 % des personnes interrogées sur les raisons qui les incitent à vouloir fermer la porte à Ankara. Par ailleurs, 81 % des Belges estiment qu'une Constitution "est un acte nécessaire pour assurer le bon fonctionnement des institutions" et, à 66 %, que le traité européen devrait être "renégocié".

Selon ce sondage Eurobaromètre, à paraître la semaine prochaine, les Belges se situent désormais en 7e position parmi les Etats membres les plus fortement opposés à un futur élargissement de l'Union européenne. (belga)

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Lundi 5 février 2007
La visite du Président du Conseil à Ankara

Solidarité entière de l’Italie envers la Turquie pour son entrée dans l’Union Européenne, mais en procédant sans hâte. C’est ce qu’a exprimé le Président du Conseil, M. Prodi, lors de sa visite chez le Premier ministre, M. Erdogan, à Ankara. Après leur entretien bilatéral, les deux dirigeants ont déclaré partager « une détermination à long terme » pour l’entrée d’Ankara dans l’Union Européenne. Mais cette tâche, a souligné M. Prodi, doit être menée « avec constance et patience ».

« C’est une année complexe, il y a des élections en Europe et en Turquie » rappelle le Président du Conseil italien, après avoir confirmé l’amitié, la collaboration et le soutien entre les deux pays. « Mais nous ne pouvons pas soumettre un objectif à long terme à des objectifs à court terme comme les élections politiques [en France et en Turquie – NDLR]. »

Pour M. Prodi, toutefois, l’entrée du pays du Bosphore dans la famille européenne est une « arrivée stratégique ». Dans un entretien au quotidien turc Sabah, avant sa rencontre, le Président du Conseil italien a soutenu néanmoins : « Chacun doit jouer son rôle. Dans cette phase historique, personne ne doit songer à d’autres alternatives. Elles ne sont pas au programme. »
De son côté, le Premier ministre turc a mis en évidence le fait que « l’Italie est un allié très important » : « Nous sommes ensemble dans l’Otan et à l’Onu. L’Italie a toujours été réellement à nos côtés et nous a toujours soutenus sur notre chemin. »

Le problème de Chypre

S’agissant de la question chypriote, qui a bloqué les négociations pour l’entrée de la Turquie en Europe, le Président du Conseil italien a averti : « Veillons à ce qu’un problème relativement gérable ne devienne pas un problème émotionnel, qui empêcherait d’atteindre des objectifs bien plus larges. » Une solution technique – a affirmé M. Prodi – pourra toujours être trouvée.

La question arménienne

Répondant à une question sur le génocide des Arméniens, le Président du Conseil a affirmé : « Les analyses du passé ne peuvent et ne doivent pas être utilisées comme un instrument de division actuellement. Le problème n’est pas de réexaminer ces événements, mais l’état d’esprit qui nous demande d’être constructif en vue de l’avenir, pour éviter que ceux-ci ne se répètent. »

L’assassinat de Hrant Dink

M. Prodi a aussi parlé à M. Erdogan du récent assassinat du journaliste arménien Hrant Dink. Le Président du Conseil a déclaré : « C’est un événement très grave, sur lequel je souhaite que toute la lumière soit faite. Je m’associe aux déclarations de ceux qui ont violemment condamné ce qui s’est passé, ainsi qu’à celles du Premier ministre, M. Erdogan. »

Accord sur l’énergie

La rencontre entre les deux dirigeants a permis aussi de renforcer une coopération économique dans le domaine énergétique. M. Erdogan a opportunément annoncé la création d’un oléoduc qui passera par la Turquie et qui associera l’Eni. Le Premier ministre turc a précisé que « d’ici un mois ou deux commenceront les travaux de cet oléoduc », lequel transportera le brut vers l’Europe et auquel travailleront « à la fois l’Eni et une compagnie turque ».

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(Adnkronos)

Ankara, 22 janvier. – (Adnkronos) – « Nous sommes d’accord pour aller de l’avant avec détermination et pour rejoindre cet objectif à long terme. » M. Romano Prodi s’exprime lors d’une conférence de presse commune, suite à un long déjeuner de travail à Ankara avec le Premier ministre turc, M. Recep Tayyip Erdogan.

Le Président du Conseil souligne la nécessité de favoriser l’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne : « Nous nous trouvons devant une année complexe et importante. On votera en Turquie et en Europe. Nous ne pouvons pas soumettre un objectif à long terme comme l’entrée d’Ankara dans l’Europe à un objectif à court terme comme le sont les élections. » Il souligne : « Il faut de la patience et du sérieux pour atteindre cet objectif à long terme, qu’il est indispensable d’accomplir avec constance. »

Le Président du Conseil s’arrête sur l’épisode de Chypre, qui divise encore la Grèce et la Turquie, assurant qu’une porte de sortie peut être trouvée : « Evitons que cela ne se transforme en un problème émotionnel. », souligne-t-il, invitant toutes les parties à faire un pas en arrière, afin d’œuvrer pour une entente commune : « Chacun doit faire un pas en arrière, de façon que tous puissent faire un pas en avant. »

Le Président du Conseil évoque aussi le génocide des Arméniens, expliquant que les analyses du passé ne doivent pas être utilisées comme un instrument de division aujourd’hui. « Nous n’avons pas fait une analyse de cet épisode au cours de notre rencontre. » – précise-t-il. « Un épisode lointain qui appartient au passé, mais qui continue à perturber les consciences. »

De son côté, M. Erdogan a voulu « remercier l’Italie pour tout le soutien qu’elle nous a apporté jusqu’à maintenant » : « Le Président Prodi nous a dit qu’il continuera à nous soutenir. L’Italie a toujours été à nos côtés et nous a toujours soutenus sur notre route vers l’Europe. Nos deux pays sont unis par 150 ans de relations diplomatiques. » Mais le Premier ministre turc, citant comme exemple de coopération entre l’Italie, la Russie et son pays le projet du gazoduc Blue Stream sur la Mer Noire, a voulu aussi souligner combien « la Turquie est désormais devenue un corridor énergétique très important ». En particulier, il a annoncé que, sous peu, une conduite de gaz naturel sera acheminée vers l’Italie et la Grèce : « Nous avons maintenant franchi une étape importante pour acheminer cette conduite de gaz naturel vers la Grèce et l’Italie. »

Le Président du Conseil a atterri avec l’avion présidentiel à l’aéroport international d’Esenboga à 13h30 heure locale (12h30 en Italie). La rencontre bilatérale a débuté peu après 14 h. A la fin de la conférence de presse, les deux dirigeants rendront hommage au mausolée d’Ataturk, et après la cérémonie de dépôt d’un gerbe sur la tombe du héros de l’indépendance turque, M. Prodi se rendra à la Présidence de la République, où il sera reçu par le Chef de l’Etat, M. Ahmed Sezer.

Puis il se rendra au siège du Parlement pour un entretien avec le Président, M. Bulent Arinc. Ensuite il rentrera à l’hôtel Sheraton. Avant le dîner offert par M. Erdogan, M. Prodi rencontrera M. Deniz Baykal, dirigeant du Parti Populaire Républicain (CHP). Le lendemain, M. Prodi sera à Bolu pour inaugurer avec M. Erdogan le dernier tronçon de l’autoroute Gumusova-Gerede, construite par l’entreprise italienne Astaldi. L’achèvement de ce projet permettra une liaison beaucoup plus rapide entre Ankara et Istanbul, qu’on pourra rejoindre en trois heures et demie.

Après la cérémonie du couper de ruban, les deux dirigeants rejoindront Istanbul, où ils présideront, sous la présidence de l’ambassadeur d’Italie, une table ronde intitulée « Italie et Turquie : une alliance économique et stratégique ». A cette rencontre participeront les principaux représentants de la communauté d’affaires turque et italienne.

Il y aura aussi le président de la Tispa, la nouvelle Agence turque pour les investissements d’affaires à l’étranger, qui signera avec le président de l’Ice, M. Umberto Vattani, un accord de coopération entre les deux institutions. Cette entente a pour but d’organiser au printemps prochain un forum économique pour développer la présence de nos investisseurs au pays du Croissant.

Extraits de journaux italiens (22/01/07) - traduit par Georges Festa

Par Famagouste - Publié dans : Dans la presse
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